Jungle in the city

EXPO – 2060 : la nature a repris ses droits, les autruches se pavanent sur le parvis du Moulin-Rouge ; par l’effet du réchauffement climatique, des perroquets tropicaux se retrouvent juchés sur des caméras de vidéosurveillance. Avec « Il était une fois demain », à la Galerie W, à Montmartre, le photographe Chris Morin-Eitner envisage l’avenir de la capitale en vert.

Des plantes tropicales aux racines aériennes accueillent les visiteurs de la galerie. (Photo: Sarah Belien)
Des plantes tropicales aux racines aériennes accueillent les visiteurs de la galerie. (Photo : Sarah Belien.)

 

Activiste poétique, comme il se définit lui-même, Chris Morin-Eitner a sillonné le globe, appareil photo en bandoulière. Un tableau rassemble « une cinquantaine de [ses] photographies », explique-t-il. C’est l’urbain, l’architecte de formation et le photographe plasticien qui s’expriment ici. Exposé à la Fondation EDF lors de la COP 21, en 2015, l’auteur pose un regard acéré sur le monde de l’obsolescence programmée. 

La visite commence par "Pigalle - Jungle Parade", photo-montage mettant en scène un défilé d'autruches et de flamants roses. (Photo: Sarah Belien)
« Pigalle – Jungle Parade », photo-montage mettant en scène un défilé d’autruches et de flamants roses. (Photo : Sarah Belien.)

 

L’origine de cette thématique prend racine dans la cité d’Angkor, au Cambodge, vestige d’une civilisation aujourd’hui envahi par la végétation. Et à Dubaï, cité émergée des sables en quelques dizaines d’années. Le contraste entre « l’un flambant neuf, l’autre sublimement ancien » témoigne des cycles qui rythment l’histoire. Dans les œuvres qui en résultent, les courbes des ficus cambodgiens répondent à celles de la tour Eiffel, quand les girafes dominent le pont de Brooklyn. Se perdre dans les détails de ces images amène à envisager un monde d’où la main de l’homme se serait dégagée. Un monde possible en somme.

Le lierre suspendu observe calmement les curieux venus s'immerger dans l'univers de l'artiste. (Photo: Sarah Belien)
Se perdre dans les détails de ces images amène à envisager un monde d’où la main de l’homme se serait dégagée. (Photo : Sarah Belien.)

 

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Héléna Berkaoui avec Sarah Belien

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