Les Abribus se font des cheveux verts

Abribus, place d’Italie, dans le 13e arrondissement. (Photo : Eden Zitoun.)
Abribus, place d’Italie, dans le 13e arrondissement. (Photo : Eden Zitoun.)

MOBILIER URBAIN – Des 2 000 aubettes éparpillées au gré des parcours de bus, certaines ont subi un changement de look au cours des huit derniers mois afin de coller avec une époque de plus en plus verte.

Comme on ne cesse de le répéter, le green, ça plaît, c’est tendance et… c’est bon pour l’image. Alors, si la touristique capitale française doit repenser son mobilier urbain, quoi de plus cohérent ? La Ville semble se tourner vers une ère plus verte et le glissement débute par le remplacement des arrêts de bus datant de 1994. Les 1 920 Abribus que compte Paris n’avaient pas changé… jusqu’à aujourd’hui.

Aux commandes du projet, le designer Marc Aurel et la société Sopact (une filiale de JCDecaux) proposent de moderniser le transport avec une nouvelle génération d’Abribus faisant la part belle au végétal. C’est d’abord à la forme des stations qu’on le remarque. Les toits protégeant les usagers de la pluie s’inspirent de la nature, leur contour reprenant une apparence stylisée d’une feuille du platane. Et fini le gris béton et le Plexiglas ! La résine opaque des nouveaux abris autorise des nuances allant du gris clair au vert léger.

Mais ce n’est pas tout. La green touch prend une toute nouvelle ampleur grâce à des jardins implantés à même les toits. Coiffées de chapeaux de verdure, les aubettes de 2014 adoptent ainsi un type inattendu d’intégration de la nature au sein du paysage urbain. Dans un an, une cascade de longs cheveux verts encerclera l’Abribus. Léger bémol : seuls 50 des 2 000 Abribus sont concernés par ce dispositif…

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Les mots d’ordre technologie et écologie semblent avoir guidé le créateur. D’une part, une centaine de stations sont dotées de cellules photovoltaïques leur permettant entre autres de s’auto-alimenter. D’autre part, les installations consommeront 35 % de moins que celles de la génération précédente, grâce à un système d’éclairage intelligent, qui fera varier l’intensité lumineuse en fonction de l’activité de chaque borne. Et une fois le service d’une ligne terminé, l’ensemble des arrêts s’éteindra, tout simplement.

Une vision bel et bien renouvelée de l’Abribus habituel donc, qui s’adjoindra de nombreux attributs technologiques, tels que des écrans tactiles de 32 pouces et des chargeurs universels de téléphones portables. Encore une fois, ces nouveautés sont destinées à un certain nombre de stations seulement.

Ces initiatives semblent témoigner d’une volonté de repenser différemment des installations figurant depuis longtemps dans le paysage urbain, de façon plus agréable mais également éco-responsable. De quoi se convertir au bus, même quand on n’aime pas ça.

Eden Zitoun

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