« Summer of green » au Solidays

REPORTAGE – « C’est le Coachella français », commente gaiement une festivalière américaine au festival Solidays, qui s’est déroulé ce week-end, du 24 au 26 juin à l’hippodrome Longchamp. Événement annuel depuis 1999, la programmation de Solidarité Sida a su séduire cette année plus de 2,6 millions de personnes sous la bannière du « Summer of Love ». Les organisateurs ont également tenté de jouer la carte de l’écologie pour le bien-être de tous.

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Premier jour de festival, un air de Woodtock souffle sur l’hippodrome de Longchamp. De Flume à Bloc Party en passant par The Avener les festivaliers s’apprêtent à passer un week-end placé sous le signe de l’amour et du flower power.

Des centaines de festivaliers se bousculent et hurlent dès leur entrée sur le site de Longchamp : c’est le début d’un long week-end teinté de musique, de rire, et surtout de sensibilisation pour les nombreuses associations présentes. Car Solidays est connu pour son engagement et ses débats sur la prévention contre le sida. Mais pas que. Le développement durable était mis à l’honneur vendredi lors du débat « circuit court, végétalisation de l’alimentation : des solutions pour une consommation responsable » entre associations de lutte pour la préservation de la planète.

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Jouir et protéger la planète c’est possible ? Oui, grâce aux 7 commandements de l’éco-orgasme sexe rime avec écolo.

Côté asso’

Les festivaliers ont pu découvrir ces dizaines d’organisations autour d’animations ludiques dans le Village Solidarité. « Cette année, nous avons mis en place un atelier permettant de créer un sac à partir de vieux tee-shirts et ça marche plutôt bien !  », s’exclame Karine, bénévole pour Banques alimentaires. Surfrider Foundation Paris, sensible à la préservation des océans, initie certains au surf à l’aide d’une planche de bois posée sur un rouleau.

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Au Solidays, on pédale pour recharger son portable. C’est ca être écolo !

Une fois le téléphone rempli de photos et la batterie à moitié vide, les plus sportifs se dirigent vers les vélos turquoise de la Fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand. L’appareil branché reçoit chaque coup de pédale comme un gain d’énergie. « C’est sympa, ça fait passer le temps, et puis ce n’est pas tous les jours qu’on peut recharger son téléphone en faisant du vélo », commente avec un sourire Jérémy, festivalier. Et puisqu’on est dans la prévention pour le sida, rien de mieux qu’être informé sur les « sept commandements de l’ éco-orgasme » rédigés par Générations Cobayes. Des conseils – et des sextoys – pour être bien avec soi-même et son partenaire, et limiter l’impact sur l’environnement.

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Partenaire officiel depuis 1999, Coca-Cola bénéficie d’une large présence terrain. Sur son lieu de vie convivial, la marque propose une pause fraicheur aux festivaliers avec ses brumisateurs et ses transats.

Côté conso’

Pour se désaltérer, les imposants stands Heineken, Desperados ou encore Coca-Cola allèchent grâce à leurs activités. Les accros à l’eau sont ravis des fontaines d’eau mises en place par Eau de Paris, distributeur d’eau du robinet de la capitale. Et les plus exigeants vont se détendre dans le Greencorner, coin bien-être dans une ambiance nature,  autour d’un smoothie à base de fruits de saison frais fabriqué par le stand Peace&Juice. Mais qu’elles soient bios ou non, c’est le même mot d’ordre pour toutes les boissons : l’utilisation de « (beau) gobelet » en plastique au logo du Solidays, en échange de un euro, permettant d’économiser 250 000 gobelets.  « En général, les gens préfèrent les garder en souvenir, donc ils ne les jettent pas », explique Mathieu, qui tient le stand Pause-Café.

 

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Et si on s’offrait un ICE TEA bio ? Au Solidays, de nombreux stands proposent des plats labellisés bio pour les plus respectueux de leurs corps.

À l’heure de manger naissent trois types de festivaliers : certains préférant les fast-foods, et s’agglutinent alors devant le food-truck Quick ; d’autres, en quête d’originalité, se dirigent vers les « Restos du monde », qui proposent des produits importés de producteurs locaux ; les plus respectueux de leurs corps exigent des plats labellisés bio. Tout dépend du porte-monnaie. Les organisateurs ont même pensé au tri des déchets en mettant en place des poubelles vertes et jaunes. Mais passé une certaine heure, les hôtes ont plus le cœur à la musique. Le festival maintenant terminé, les bénévoles de Solidarité Sida s’emploient au nettoyage du site pour rendre l’herbe de l’hippodrome aussi verte qu’il y a trois jours.

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Entre deux concerts, passage conseillé par l’îlot de sérénité, la green corner où officie une équipe de masseurs professionnels. Cet écrin de verdure et de relaxation convie les festivaliers à savourer les plaisirs de la détente.

 

Texte et photos : Sarah Belien et Eden Zitoun
Envoyées spéciales

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